Cie MudraDanse

« La Danse est le langage caché  de l’âme »  Martha Graham

La cie mudradanse, c’est l’art du geste et du corps en perpétuel mouvement…

Un corps qui parle…Les mains qui signent, dansent, chantent, murmurent, parlent, crient…les paroles de tous horizons en silence, nivaguant sur la musique et rythme…

00823-bigLe terme sanskrit, mudrās, désigne une position codifiée et symbolique des mains d’une personne, danseur, yogi, ou représentation artistique d’un personnage ou d’une divinité en peinture ou en sculpture. Il existe un nombre important de mudrās, exécutés avec une seule main ou les deux, leur utilisation correspondant à l’expression d’un sentiment ou d’une situation déterminée. Une combinaison de différents mudrās permet une infinité d’expressions qui sont principalement utilisées pour la danse.

Dans le développement de cette expression, la Compagnie Mudradanse présente la danse indienne et les arts mixtes de manière personnalisée, dans le prolongement de son éthique tout en défiant les attentes de son public, suscitant ainsi des émotions, sentiments profonds et variés qui invitent à la réflexion comme au voyage. Sa chorégraphe et directrice artistique, Meena Kanakabati, emporte ainsi l’adhésion d’un public grandissant à travers une recherche permanente qui induit une proposition ambitieuse réunissant différentes expressions : la musique, le théâtre, le conte et la danse, la langue des signes, le chant. A travers cette démarche, l’appétence de cette artiste à explorer les arts, et la différence, ne connaît pas de frontières.

Actuellement en résidence pour une composition  » cry of Silence » dédié aux femmes du Monde avec collaboration d’artistes féminins, et en préparation de divers concerts.

Elle collabore pour  la création » origins » avec Frédéric Monino, Patrice heral, Samuel Aden.

Travaille sur d’autre projet avec Vincent Rekkab (pianiste-percussionniste), Corinne Henry (chanteuse lyrique), Stéphanie Rondot (conteuse), et artistes invités sur les nouvelles créations actuelles.

De plus, Meena Kanakabati travaille aussi ponctuellement, selon les projets artistiques présentés, avec d’autres artistes tels que Pierre Diaz (clarinettiste flûtiste), Céline Wadier (chanteuse Dhrupad), Bhabananda Barbayan, Baburan Saika et Niranjan Saika (moines – danseurs indiens de Sattriya), Yoann Freget (chanteur), Sam Marzbani (pianiste-compositeur), Odile Bruckert (flûtiste, chanteuse), 

Leurs propositions artistiques contribuent ainsi au développement du répertoire de la Compagnie, l’enrichissant de pièces qui évoluent dans des versions française et anglaise, lesquelles sont toujours soutenues par la langue des signes.

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Meena kanakabati  propose aussi une œuvre qui embrasse le large spectre de la danse classique indienne aux styles et traditions riches fondées sur une forte symbolique qui sollicite la curiosité du public. En  conséquence, elle l’initie à une forme de sagesse… artistique pluridisciplinaires, pluri-identitaires.

 

« Mon travail est notamment le fruit de rencontres, temps forts issus de mon histoire, de ma double culture, de mes différences, de mes victoires, modestes, mais sûres… Très sensible aux perceptions, des êtres, quels qu’ils soient, je les vis, retranscris l’émotion sur scène, mêlées aux miennes, dans une totale expression physique qui a le plus souvent pour écrin narratif, la mythologie, le conte, les rythmes, l’architecture aussi… pour développer une écriture qui vient à suggérer ce qui construit, élabore aussi nos ressemblances, parfois non évidentes, et les dissemblances qui rapprochent parfois secrètement, venant déterminer la qualité de nos liens avec ce, ceux, qui nous entourent, chacun sachant, ou pas, tisser sa relation à l’autre.

J’exprime par mon langage dansé qui « tient debout », en « tenant debout » malgré tout, tous, et suis ainsi parfois en équilibre, celui qui vient du plus profond de moi, celui qui sauve, grâce, et malgré les périls, les épreuves propres à mon parcours de vie…

A travers mon langage du geste, des gestes, j’extrais d’une large partition chorégraphiée issue de mon imaginaire, l’expression de mon corps qui élabore un vocabulaire du mouvement par l’état corporel, celui de mon extase chorégraphique fondée sur une forme d’écoute singulière. Par l’affinement des sensations corporelles associées à un intense concentration, j’oriente mon être vers de multiples oscillations intérieures, rythme profond d’une émotion du creux de moi qui ne soumet pas mon corps aux stéréotypes d’un physique mécanisé qui ne saurait répondre qu’au « bruit », le mien répond à la Musique… dépassant ainsi les codes de mouvements connus, écrits, reproduits, réglés, afin d’inventer un nouveau langage, celui qui vient rompre avec une forme d’académisme, capable ainsi d’exprimer la beauté tout autant que les visions angoissantes d’une réalité ambiante impactant directement l’être dans ce qu’il a de plus profond, intime, secret… 

Ma respiration dansée entraîne mon corps dans une contraction, dans une détente, situations extrêmes, évidents états de douleur et… d’extase. Savante dynamique, puissante expression qui délivrent des états physiques et émotionnels propres au sensible, dans un langage de théâtre que le mime vient aussi soutenir.

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Certains disent alors que « … Les arts, en moi, se répondent, se parlent, s’écoutent, se répondent, se marient, se complètent… ».

Meena kanakabati.