danse & Signe éthno-contemporaines

 


 

Masquée  – Processus créatif

Dans son travail de recherche, Meena Kanakabati s’inspire de son propre parcours et pour cette pièce, de sa connaissance des conditions de vie des très jeunes filles, qui deviennent femmes, d’une certaine Inde, vivant dans la tradition d’un visage, d’un corps, parfois couverts, questionnant aussi le masque, masque d’une différence, marquée…

C’est en menant cette réflexion que la chorégraphe s’est inspirée de la mythologie grecque et en particulier de la célèbre légende de la boîte de Pandore, sachant qu’en terme de symbolique, Pandore est la première Femme, qui  veut dire, en grec ancien, « ornée de tous les dons ».

Synopsis – Masquée



चित्रांगदा – Chitrangada –  Processus créatif

A travers une chorégraphie indo-contemporaine, cette pièce se révèle dans une danse, mime associé à l’art martial et à la langue des signes, sur paysage de chant lyrique parlé et de rythmes indiens envoûtants. Ensemble, ils délivrent les sonorités d’une Inde ancestrale qui plongent le public au cœur d’un récit profondément inspiré de l’œuvre de Tagore, donnant toute puissance à l’imaginaire chorégraphique de Meena Kanakabati.

Telle une pièce d’opéra indien, cette création d’arts mixtes évolue grâce à une belle collaboration artistique qui permet au public de cheminer à travers l’extraordinaire potentiel des sens, dans l’écoute, l’observation, le ressenti d’une intériorité individuelle portée par l’émotion exprimée à travers le geste, le mouvement d’une danseuse qui n’entend pas la musique et qui pourtant, la vibre, la porte, l’apporte jusqu’au public.

Conçu tel un « drame, des mille et une nuits, féministe », cette danse musicale est aussi, pour la chorégraphe, une représentation lyrique de la femme : celle qui souhaite conserver son individualité, sa dignité, sa liberté d’être et d’agir, lesquelles, il est bon de le rappeler, demeurent toujours un sujet d’actualité même s’il est vieux de plusieurs siècles, et ce, même en Occident.

« En France, en 2016, une femme meurt sous les coups de son compagnon tous les trois jours. Mais il est à noter qu’en France aussi, sur cette même année, un homme meurt tous les treize jours, sous les coups d’une matrone qui partage sa vie. »  

Source : France Info – 25.11.16.

Synopsis -Chitrangada



“Sur le chemins de …  “D’après une œuvre de Claire Ubac (éditeur : école des loisirs)

Les filles ? Des êtres stupides. Des bouches inutiles à nourrir. Les marier ? La dot coûte cher. Mieux vaut les tuer dans l’oeuf.
Les intouchables, les « hors castes » ? Des parasites.
Bons à rien. Arriérés. Condamnés aux basses besognes.
Il faut les fuir à tout prix. Dans l’Inde de tous les possibles, mais aussi des préjugés tenaces, les routes de deux parias se croisent. Elle, Isaï, était venue en cachette assister aux funérailles de sa mère. Lui, Murugan, d’un geste respectueux, a replacé une fleur tombée du brancard. Leur premier dialogue s’est fait en rythme et en musique.
Chanter, jouer, ils en rêvent tous les deux. Ils osent partir.
Leur traversée du pays sera semée d’embûches et de mauvaises rencontres. Mais Sarasvati, la déesse au luth, veille sur eux.



– तित्लि – Titli

Musique :

Maurice Ravel : Boléro  – Pavane d’une infante défunte
Rachmaninov Sergueï Vassilievitch : Opus 34  n°34
Händel George Fréderic – Ombra Mai Fu
Bellini Vincenzo: Casta Diva

 

Processus Créatif :
A travers cette pièce, Titli représente le résultat d’un cycle progressif de quatorze minutes qui implique la naissance d’un œuf, de sa chenille, de sa chrysalide, avant d’apparaître sous la forme d’un papillon subtil, léger, enfin aérien.
Symbolisant la métamorphose et le changement, cette création évoque l’être qui permet aussi à ses désirs de créer sa vie, et à travers les changements, qui ne craint pas ainsi d’affronter des situations, souvent nouvelles, pour améliorer un quotidien.
L’œuvre renseigne sur le procédé évolutif de tout parcours humain, constitué d’étapes, évoquant la patience et la persévérance de laisser le temps agir aussi…
La chorégraphie de Meena Kanakabati symbolise Titli, être spontané, libre, dans la lumière, mais qui a néanmoins traversé, comme tout être, des temps de transformations et de métamorphoses avant de pouvoir enfin prendre son envol…
Renaissance, transmutation, réalisation permettant de partager la joie de sa propre créativité avec le monde d’un silence, celui qui entoure en permanence cette singulière artiste, tandis qu’elle vient à exprimer à travers son art chorégraphique, la maîtrise de l’air à l’extérieur et à l’intérieur de son corps qui danse, qui se meut intensément en réponse et en accord avec la musique, grâce à l’usage de facultés sensitives riches et d’émotions portées aussi par une aspiration spirituelle.


Cette création invite donc à réfléchir sur sa propre destinée, et à s’intérioriser aussi.
Le papillon, Titli en Hindi, est l’insecte dédié à Mercure, qui est généralement relié au centre sexuel ou au centre frontal, évoquant la communication et le mouvement qui organise l’action parfaite pour produire une métamorphose.
Symboliquement, appellerait-t-il à l’abandon des résidus de son passé pour s’ouvrir résolument à l’avenir?
Doit-on rompre parfois avec certains liens ?
Cette œuvre suggère-t-elle de s’abandonner à une période d’errance, de rêverie, pour échapper à des tensions inhérentes à toute vie?
Elle parle aussi de liberté, invitant à se laisser porter par les vents de l’esprit, du corps, de la musique.
Titli fait la preuve du vivre dans la spontanéité, pour mieux déployer ses ailes, prendre son envol, apprendre à s’aimer, à s’accueillir, à prendre soin de soi, à se sentir bien avec soi.  Il évoque ainsi l’éveil spirituel qui se développe aussi en se dégageant de certains liens matériels.
Cette création  illustre l’être transfiguré, né à une vie nouvelle et toujours capable de transformations sublimes.
Ainsi, ayant eu aussi pour support créatif certains textes mystiques, Meena révèle, à travers sa posture artistique, une âme délivrée d’une enveloppe matérielle, sachant qu’au fil des mutations propres à chacun, des étapes, l’enveloppe devient bienfaisante, bienheureuse.
Cette création exprime aussi l’expérience de l’amour, la découverte de l’unité, la quintessence de l’expression artistique qui prend son envol vers la lumière, se montrant, enfin, avec ses différences, sa propre identité, ses forces et ses faiblesses, sous ses vraies couleurs, signifiant aussi que le plus petit mouvement, tel un battement d’ailes, peut affecter l’ensemble d’un groupe, de l’univers aussi…
Cette création vient aussi nous interroger sur bien d’autres aspects de la vie :
Refuse-t-on de s’engager vers certaines transformations indispensables ?  A-t-on abdiqué sa liberté?  Se contente-t-on trop vite dans le confort de certaines et puissantes habitudes?  A-t-on peur de la nouveauté? Craint-on d’exprimer, d’affirmer, son originalité, sa différence?  Manquerait-t-on d’aspirations ou d’idéal?…
… Autant de questions portées par l’éternel Boléro, répétitif, suggestif, maintes fois interprété, chorégraphié… Mais Meena indique ainsi que « …l’immense popularité de cette œuvre tend à masquer l’ampleur de son originalité nouvellement exprimé dans la création indo-contemporaine de la métamorphose que je propose au public ».
De plus, la musique de Ravel, dans un mouvement de danse au rythme et au tempo invariables, à travers une mélodie uniforme et répétitive, tire ses seuls éléments de variation des effets d’orchestration, d’un lent crescendo et, in extremis, d’une courte modulation que la chorégraphe exprime, interprète avec le corps, ressentant cette structure musicale du Boléro uniquement grâce à son oreille interne accompagnée des vibrations instrumentales qui parcourent alors l’ensemble de son corps.
Sa chorégraphie se veut sensuelle, intense, tel le papillon qui danse dans une forme de ritournelle, clé de voûte du Boléro, qui sert d’introduction et de conclusion à l’œuvre, précédant chaque entrée des thèmes,
et répétée en arrière-fond des mélodies, leur servant d’accompagnement rythmique et harmonique.
Le solo chorégraphié est ainsi guidé par les solos instrumentaux, mettant en valeur les talents individuels des musiciens mais aussi l’homogénéité collective de chaque pupitre, tous les membres de l’orchestre semblant ainsi participer, in vivo, à un accompagnement imperturbable.  
Ainsi, Charles Koechlin, dans son Traité de l’orchestration, confirme que « toute cette partition est à étudier en détail, pour l’équilibre et la gradation des sonorités » que l’oreille de Meena ne perçoit pas et que néanmoins, à travers notamment l’imperturbable caisse claire, elle ne va cesser de donner du rythme et de l’intensité à l’œuvre. 
Pour le musicologue Gut, le Boléro se singularise aussi en ce que « le phénomène répétitif atteint ses plus extrêmes conséquences puisqu’il touche les trois paramètres principaux de l’écriture musicale : le rythme, la mélodie et l’harmonie » que Meena connait, reconnait, traduit.

Synopsis-Titli



“Origins”  – Processus créatif de la création Origins :

Création chorégraphique indo-Jazz . Cette pièce chorégraphique musicale Jazz, percussive et vibratoire, ne pourra que vous surprendre !

Enrichie d’une part d’improvisation grâce au talent de musiciens de jazz aguerris qui ont la maîtrise de l’accompagnement de l’art chorégraphique, cette composition spontanée séduira le public, et ce bien au-delà d’une « simple » perception auditive qu’offre, en général, le voyage musical…

Champ sonore et visuel élargi, il s’agit de partir à la découverte d’une expression nouvelle toute autant vibratoire, verbale que corporelle, pour s’imprégner naturellement d’un tableau vivant à la lecture sensitive expérimentale riche.  

Il s’agira d’un jeu d’écoutes, de réactions, d’observations d’attentions sensibles qui enfanteront la conversation de quatre artistes s’exprimant à travers le partage de ressentis poly-sensoriels. 

Tout d’abord le trio musico-chorégraphique, qui se laissera guider par une trame narrative écrite, puis suggérée, évoluant ensemble au cœur d’un discours jalonné d’accents toniques portés par la rythmique expérimentée de Patrice Héral, et ce en soutien cadencé à l’échange non verbal des questions-réponses qui prendra la forme d’une performance de haut-vol.


Ainsi, c’est dans une belle joute aux accents variés que l’ensemble enrichira, sous les yeux du public, une démarche collaborative notamment constituée de signes échangés au cœur d’un voyage sonore et corporel. 

Les artistes nourriront ainsi peu à peu cette conversation symbolique qui n’aura de cesse d’évoluer dans la production d’une composition spontanée à la palette artistique large : sonorités, gestuelle, lumières, images, se feront alors porteurs d’une communication qui résonne et interpelle.

De plus, construit autour d’une succession de tableaux, de moments éphémères, uniques, qui viendront surprendre, sans doute même émouvoir un public convié à participer à ce dialogue poétique, le spectacle deviendra le moteur de ces acteurs réflexifs qui mèneront, en live, une interrogation collective et ce en écho aux problématiques humaines et sociétales actuelles.

Questionnant la recherche, la quête, ou non quête, identitaire, qui évoluera, pour le public, dans l’observation et l’écoute de ce « laboratoire spectacle », c’est un véritable arrêt sur images vivantes d’une société en pleine mutation, que le trio livrera ses talents.

Les artistes sauront ainsi nous offrir, à travers ce temps de création, les clefs d’une lecture scénique parée de nuances précieuses, éphémères, bel instant que celui de nos identités diverses rassemblées, et ainsi enrichies.

Telle la recherche d’un Saint Graal, symbolisée par le jeu du trio, celle-ci se nourrira de chants, de temps théâtralisés accompagnés d’un support acoustique vibratoire conçu par le quatrième protagoniste, celui-ci invisible, le designer-plasticien Samuel Aden qui mettra au service des artistes de scène, et des images symboliques véhiculées, une de ses formidables créations acoustiques poly-sensorielles. Celle-ci permettra au public de comprendre le mouvement musical qui se diffuse, se propage à travers le corps dans une expérience sensitive qui délivrera le message fragile et délicat d’un partage expérimental de vibrations.

C’est donc en vecteur d’exploration de découvertes sonores et sensitives, que ce « quartet d’arts et de recherche », donnera ainsi toute sa puissance à la force des « Origins » mêlées, mixées, pour un voyage pleinement sensoriel qui expérimentera des pistes, telles des offrandes faites au public, et qui viendront caresser notre ouïe pour déposer jusque sur nos cœurs le subtil feuillet d’une partition non encore écrite : celle d’une volonté affirmée, protégée, de découverte de l’Autre.

Cette approche sera ainsi guidée par les fréquences basses des instruments, notamment la Fretless d’un Frédéric Monino accompli,  et qui pénétreront, grâce à l’intensité de leurs vibrations, le cœur d’un monde des silences, du silence réflexif et mesuré, en  miroir à celui de la danseuse, singulière Meena Kanakabati, qui n’entend pas la musique mais qui l’Ecoute…

 

Composition musique, Guitare basse Fretless : Frédéric Moninowww.fredericmonino.com

 

Frédéric Monino a exploré depuis les années 90 de nombreux champs musicaux, des musiques de la Méditerranée à celles du Brésil, des formes traditionnelles aux pistes contemporaines, de la chanson française au flamenco, du funky au jazz. Bien lui en prit puisqu’il est aujourd’hui un musicien incontournable de la scène française.

Virtuose sans esbroufe, compositeur subtil, il développe une carrière de leader à partir de 2002. Ses facettes de compositeur et de musicien inspiré, témoignent de l’éclectisme de ses rencontres, de son parcours riche et ouvert qui laisse apparaître une Basse mûre et pertinente, au service de l’improvisation, du partage et de la musicalité. Ses habiles compositions et arrangements montrent d’ailleurs qu’il est aussi imaginatif et pertinent dans l’écriture que sur scène. Il représente le courant noble des bassistes électriques qui donnent à la basse électrique lyrisme et poésie.

Dans des esthétiques variées avec plus d’une quarantaine d’albums en sideman à son actif, on le retrouve aux côtés d’artistes tels que Franck Tortiller, Emmanuel Bex, Olivier Kerourio, Lionel Suarez, Stefano di Battista, Juliette Greco, François Jeanneau, Betsy Jolas, Siegfried Kessler, Jean-Marc Padovani, Thomas de Pourquery, David Linx, Sylvain Luc, Marcia Maria, André Minvielle, Monica Passos, Jean-Marc Padovani, Jorge Pardo, Louis Winsberg, l’Orchestre National de Jazz de Laurent Cugny,… On le retrouve auprès de plus de 300 artistes associés

Percussions et Batterie : Patrice Héral :

https: /skylarkproduction.com/patrice-heral/

Après avoir été l’élève du batteur percussionniste Alain Joule et du contrebassiste américain Barre Phillips, Patrice Héral est devenu “le plus globe-trotter international des jazzmans montpelliérains “.

Il est l’un des petits-fils du baryton Joseph Héral et le frère du compositeur de musiques de films et de jeux vidéo Christophe Héral avec lequel il travaille (Ray Man, Beyond the Good and Evil, …).

Durant ses trente années de vie artistique, il n’a de cesse d’évoluer en France et à l’international, tandis que depuis 2006, il enseigne aussi la Batterie Jazz à Montpellier, sa ville natale, au sein du Conservatoire à Rayonnement Régional d’enseignement artistique, ainsi qu’à l’Universität der Kunst à Berlin.

De 2005 à 2008, il fait partie de l’Orchestre National de Jazz de Franck Tortiller tandis qu’il joue aussi, jusqu’à ce jour, au sein de différents ensembles de jazz tels que la formation Austro-Suisse ”Pago Libre”, le trio du Bassiste Allemand Dieter Ilg, et le NDR Big Band. En 2017, il enregistre sa propre composition solo “Ô Solo mio” (Batterie, Voix, Percussions, Electronique) tandis qu’il continue de participer à l’évolution d’une discographie importante autour de musiciens d’origines riches et variées : Arild Andersen, Markus Stockhausen, Terje Rypdal, Renaud Garcia Fons, Maria Pia, John Taylor, Steve Swallow, Ralph Towner, Dhafer Youssef, Carsten Dahl, Frédéric Monino Wolfgang Puschnig, Vienna Art Orchestra, Tomasz Stanko, Dieter Ilg…

Designer-plasticien, notamment sonore : Samuel Aden www.instagram.com/ateliersamuaden

Franco-somalien, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Samuel vit et travaille entre Paris et Montpellier (FR). Depuis quelques années, cet « artiste-chercheur » fait la preuve d’une démarche très rare : il conçoit des dispositifs permettant de percevoir la musique par d’autres moyens que l’ouïe et ce en amplifiant les phénomènes vibratoires. La conception de sa « Chaise musicale » par exemple, lui permet de matérialiser le son par un jeu de lumières et de couleurs. Partageant son activité entre artisanat, projets industriels et installations expérimentales, il effectue un travail de Recherche, d’installations de danse, musique, théâtre, mais travaille aussi à la conception de programmes de recherches appliquées.

Depuis quelques années, un ensemble de projets a pris une place particulière dans sa production avec une problématique commune : la synesthésie ; « Ecouter avec son corps » est un projet qui s’est construit autour d’une réflexion holistique et phénoménologique sur l’écoute. Les dispositifs d’écoute polysensorielle issus de ses recherches sont des vecteurs d’exploration, de découvertes sonores et sensibles. Ses travaux ont été exposés dans divers lieux de renom : VIA, Le Laboratoire, le 104 à Paris, la Design House de Darmstadt, au salon du meuble de Milan, au Laeizhalle de Hambourg,…

Dès l’inauguration en janvier 2015 de Philharmonie de Paris, sa recherche « Ecouter avec son corps » a été acquise par celle-ci et ses outils de perception sonore sont en utilisation permanente dans les ateliers pédagogiques d’Eveil musical de ce haut lieu de la musique en France.

En 2016 -2017, il a aussi participé à de nombreux projets : Cochlea, création musicale de la musicienne-compositrice Maguelone Vidal, des conférences « Dialogue de sourd ? » au Centre d’art La Fenêtre à Montpellier, « Expérience d’écoute polysensorielle – Performance et langues enactées, vers un paradigme neuro-phénoménologique ? » au 2ème Colloque international, spectacle vivant et cognition, Université Paul Valéry, Montpellier, à l’Installation sensorielle de la Philharmonie de Paris, où im a présenté sa pièce Silence en mi majeur, une création acoustique et poétique ; ce dispositif d’écoute solidienne propose ainsi de faire l’expérience  – comme jadis Beethoven – d’une autre forme d’audition délivrée du « hors-soi », et autrement clairvoyante.